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L’ennui existentiel et la sophrologie
L’ennui existentiel, surtout pendant une période comme les vacances (quand les obligations tombent et le bruit quotidien s’estompe), peut devenir très présent, presque oppressant…
Ce n’est pas juste « ne rien avoir à faire » c’est le sentiment que rien n’a vraiment de sens, que tout semble fade, vide, même les choses qu’on aime d’habitude. On peut se sentir déraciné, inutile ou spectateur de sa propre vie, surtout quand la routine ou la pression externe (travail, école, rythme social) disparaît.
Les vacances, censées être un moment de liberté et de repos, deviennent alors une zone de silence où cette vacuité intérieure prend toute la place.
Pourquoi cet ennui surgit-il souvent pendant les vacances (chez les profs ou autres) ?
- Perte de structure : Le rythme scolaire donne un sens clair au temps. Sans cette structure, on est face à soi-même, sans filet.
- Identité liée au travail : Beaucoup de personnes définissent leur valeur à travers leur rôle professionnel. Quand ce rôle est suspendu, un vide identitaire peut apparaître.
- Retour du questionnement : Quand on ne court plus après les échéances, on peut être confronté à des questions profondes : Pourquoi je fais ce que je fais ? Suis-je à ma place ? À quoi ça rime ?
- Saturation du « loisir » : L’idée que le plaisir ou le repos suffisent à remplir le sens de la vie s’effrite vite. Le loisir sans but peut devenir une cage dorée.
L’ennui existentiel dans le cerveau : que se passe-t-il vraiment ?
Le cerveau humain est naturellement orienté vers la recherche de sens, la résolution de problèmes et la projection dans l’avenir. Quand ces fonctions sont « au repos » (pendant les vacances, un ralentissement, ou une perte de repères), le cerveau peut entrer dans une zone de brouillard intérieur. C’est comme si le système s’interrogeait : « À quoi bon continuer à fonctionner s’il n’y a pas de direction ? »Cela active des réseaux cérébraux liés :
- au mode par défaut (Default Mode Network – DMN), qui s’active quand on ne fait « rien »
- à la rumination mentale, souvent liée à l’anxiété ou à la dépression légère.
Le DMN est un réseau de régions cérébrales qui s’active quand le cerveau est au repos actif — c’est-à-dire quand on ne fait rien de spécifique, qu’on est perdu dans ses pensées, qu’on rêve éveillé ou qu’on réfléchit à soi-même. Il a été identifié grâce à l’imagerie cérébrale (IRMf) au début des années 2000. C’est le réseau de la pensée intérieure, de l’introspection et du moi narratif.
Autrement dit, quand tu ressens l’ennui existentiel, c’est souvent que ton cerveau s’auto-interroge sans guide extérieur. le DMN se met à tourner en boucle sans orientation claire, ce qui peut donner une sensation de trop-plein intérieur et de flottement existentiel.
Dans le vide laissé par l’absence d’action ou de but immédiat, le cerveau se met à amplifier les sensations internes, fait remonter les pensées non résolues, amenant à se questionner sur la finalité de l’existence.
Pour en savoir plus c’est par ici: https://www.neuramine.fr/ennui-cerveau-neurotransmetteurs/
Le besoin de dopamine… et le refus des stimulations superficielle.
Le cerveau aime la dopamine, le neurotransmetteur du plaisir et de la motivation.
Mais l’ennui existentiel se distingue du simple ennui parce que :
- les plaisirs faciles (écran, réseaux, jeux, etc.) ne fonctionnent plus
- les activités classiques n’apportent plus de satisfaction
- il y a une aspiration à quelque chose de plus profond, mais on ne sait pas quoi !
Le cerveau se trouve alors dans un conflit : Il veut du sens mais rien ne semble suffisant, il veut bouger, mais tout semble inutile.
L’ennui existentiel vu par la sophrologie
La sophrologie aide à revenir au corps, à apaiser l’esprit, et à réconcilier le mental avec le vécu intérieur, souvent mis en tension par l’ennui existentiel.
Elle considère que le mal-être n’est pas une « faute » ni un « problème à résoudre », mais un signal. Un appel à ralentir, à écouter. L’ennui existentiel, dans cette optique, devient une porte : vers soi, vers le présent, vers un recentrage.
L’ennui existentiel, sur le plan cérébral, est une crise de sens temporaire. Ce n’est pas un bug, c’est une demande d’évolution.
Le cerveau ne veut pas juste « être occupé » — il veut que ce qu’il fait ait du poids, de la profondeur, une résonance.
Le travail sophrologique vise à harmonier le corps et le mental en ramenant l’attention vers le corps et le moment présent ? Elle utilise pour cela des techniques comme :
- La respiration consciente, en ce qu’elle régule le stress et active la conscience de soi
- Des stimulations corporelles alternées de moments de relaxation profonde qui permettent une réelle intéroception (qu’est-ce que je ressens à cet instant dans mon cerveau, dans mon corps ? )
La rencontre sophrologique c’est aussi un espace de parole et d’écoute active avec un professionnel formé et engagé, permettant de verbaliser ses ressentis, prendre conscience de ses émotions, activer la conscience de soi et des valeurs existentielles.
Et vous, avez-vous déjà vécu ou ressenti cet ennui existentiel ?
Sophie Lalanne Ricci – Sophrologue engagée dans l’amélioration de votre mieux-être.